Pour de nombreux étudiants, cumuler un job en parallèle des études est devenu une nécessité. Mais derrière cette organisation contrainte, une question se pose : quelles conséquences ce rythme de vie a-t-il sur la santé mentale ? À travers le quotidien de Zoé, étudiante en licence de droit, ce reportage met en lumière une réalité largement partagée.
Comme souvent lorsque son emploi du temps le lui permet, Zoé fait ses courses. Un moment banal en apparence, mais qui demande de l’attention : comparer les prix, calculer, renoncer parfois. Étudiante à Lyon, elle vit seule dans un studio de 11 m². Pour pouvoir se loger et subvenir à ses besoins, elle travaille en parallèle de ses études. « C’était nécessaire, sinon je serais obligée de retourner vivre chez mes parents », explique-t-elle.
Ce choix, contraint, impose un rythme de vie soutenu. Entre les cours, le travail et les trajets, le temps libre se fait rare. Zoé raconte avoir peu de moments pour elle, peu d’occasions de voir ses amis ou de simplement se reposer. Une organisation permanente, qui laisse peu de place à l’imprévu et à la récupération.
Gwenaelle Laurent, psychologue, rappelle que parmi les besoins fondamentaux figurent le repos et le lien social. Or, lorsqu’un emploi s’ajoute aux études, trouver un équilibre devient plus difficile. Le manque de temps pour soi, l’isolement et la fatigue peuvent fragiliser la santé mentale sur le long terme.
Si cet équilibre est parfois complexe à trouver, des dispositifs d’accompagnement existent. Les professionnels de santé peuvent aider les étudiants à mettre des mots sur leurs difficultés et à retrouver un mieux-être, dans un quotidien parfois difficile.
