Depuis plusieurs années, Sophie Lavieville dirige différents concours de beauté, dont le Comité Miss Grand Lyon, avec une vision résolument moderne. Ancienne Miss, enseignante et mère de famille, cette passionnée fait du développement de la confiance en soi l’une de ses priorités. Entre bienveillance, engagement et accompagnement personnalisé, elle dessine les contours d’un concours Miss Grand Lyon 2026 qui valorise des femmes fortes et indépendantes. Rencontre avec une présidente qui place l’épanouissement des candidates au cœur de son projet, bien au-delà des paillettes et de la couronne.

Vous êtes présidente du Comité Miss Grand Lyon. Quelle est votre philosophie ? Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre le rôle ?
Il y a 30 ans, j’organisais déjà des élections de Miss en tant qu’ancienne Miss. J’ai créé le comité Miss Genas Plaine du Lyonnais. Mon ami Éric Limoncini présentait l’élection à l’époque. Après une pause pour mes trois enfants, Éric m’a sollicitée en 2021 pour venir au comité Miss Grand Lyon. J’ai finalement pris la présidence. Puis j’ai rencontré Luna Cervi, une étudiante en communication, très douée, que j’ai intégrée.
Nous avons identifié cinq valeurs prioritaires : proximité, engagement, savoir-être, cohésion et accompagnement. On travaille uniquement avec des partenaires qui sont à Lyon ou au Grand Lyon ou dans la région Rhône-Alpes, parce que c’est important de mettre en avant des artisans lyonnais.
L’engagement, c’est aussi très important pour nous, étant une ancienne Miss de Mme de Fontenay qui était très engagée auprès des associations. Nous demandons ainsi aux jeunes femmes de faire de même. Nous travaillons ces valeurs concrètement. La cohésion avec l’armée : journées en treillis, parcours, tir. L’engagement via des associations partenaires comme « Courir pour ELLES » de Sophie Moreau ou Docteur Clown qui intervient auprès d’enfants malades.
Comment le parcours Miss Grand Lyon aide-t-il les candidates à développer leur confiance en elle ?
Pour l’accompagnement, nous mettons à leur disposition divers professionnels. Nous avons un coach qui leur apprend à capter l’attention par l’émotion. Il y a aussi une ancienne miss, psychologue clinicienne confirmée, qui accompagne ces jeunes femmes toute l’année. C’est essentiel d’expliquer qu’en rejoignant notre comité, elles viennent pour apprendre, pas forcément pour Miss France. Il n’y a qu’une élue sur des milliers chaque année, donc il faut apprendre à gérer l’échec, car c’est justement là qu’on grandit. En ce moment, les candidates étudient avec une hypnotiseuse pour travailler la confiance en soi. On fait aussi de la méditation, du yoga, on travaille l’intériorité. Moi-même, j’apprends avec elles grâce à ces outils professionnels.
Toutes ces personnes vont les aider petit à petit à mieux comprendre qui elles sont. On leur met aussi à disposition un réseau. Sur Lyon, on est invité à beaucoup d’événements.
Quels sont les moments clés du concours où vous observez une réelle transformation chez les participantes ?
On va dire que les six premiers mois sont certainement les plus importants de cette aventure. Au départ, elles arrivent au casting. Une fois qu’on a sélectionné, on va commencer plusieurs sorties. Nous allons participer au salon Bien-être par exemple. Lors de toutes ces sorties, on va les accompagner sur leur comportement, sur leur tenue vestimentaire. On va les emmener faire du sport, faire des shootings. On a déjà tourné les vidéos de présentation pour chaque candidate. Petit à petit, elles se découvrent. Chaque semaine, on va voir une évolution dans leur comportement. Sans leur imposer un maquillage ou une tenue : il faut qu’elles soient elles-mêmes, bien dans leur peau.
Comment répondez-vous aux critiques sur les concours de beauté ?
Pensez-vous que votre expérience de maman enrichit votre regard de présidente, notamment sur les questions de confiance en soi chez les jeunes femmes ?
Je me suis rendue compte, pour mieux comprendre les enfants, que rien ne vaut le fait d’en avoir eu soi-même. J’en ai trois et j’ai beaucoup donné de temps à mes enfants. C’est quelque chose que je ne regrette pas, cela m’a appris des compétences que je n’aurais jamais découvertes autrement. J’ai eu une première fille très scolaire qui a fait un beau parcours universitaire. Ensuite, j’ai eu un enfant dyslexique et dysorthographique. Ça a été extrêmement compliqué pour qu’il puisse suivre un parcours scolaire à peu près classique. Et la dernière est née avec un petit handicap. J’ai rencontré des thérapeutes pour mes enfants, surtout pour ma petite dernière pour qui ce n’était pas facile d’être en classe avec d’autres enfants. Il a fallu l’accompagner de près.
J’ai appris qu’il fallait développer les compétences que mes enfants avaient en eux-mêmes. Ce n’est pas toujours facile de s’intégrer dans un milieu scolaire classique. Ma petite dernière, dysphasique en raison de son handicap, je l’ai inscrite à la musique. À un moment, j’ai arrêté de voir des médecins. Elle n’avait pas de cancer, elle n’était pas mourante. Tout allait bien. Pour moi, c’était ça l’essentiel. Finalement, elle a obtenu la mention très bien au piano. Elle a développé une voix extraordinaire. Elle a déjà chanté en première partie de Vianney. Je me dis que c’est ça qu’il faut faire.
Ça m’a appris que chaque personne possède de belles compétences. On a tous des talents. Il faut simplement prendre le temps de les chercher et de les découvrir. Pour les jeunes femmes qui participent au concours, je suis persuadée que cette expérience va leur permettre de découvrir leurs propres talents, justement de pouvoir les exploiter par la suite dans leur vie personnelle et professionnelle.
Quel serait votre message pour les jeunes filles qui hésiteraient à faire des concours de beauté ?
Tentez l’expérience pour aller chercher votre beauté intérieure. C’est aussi le but.
Contexte :
Le prochain concours de l’élection de Miss Grand Lyon aura lieu le 7 mars prochain au centre Albert Camus, à Bron. C’est un concours local affilié à l’élection de Miss France. Miss Grand Lyon et ses dauphines participent par la suite à l’élection de Miss Rhône, les deux premières qui sont élues à Miss Rhône participent à Miss Rhône-Alpes et Miss Rhône-Alpes participe à Miss France.

Superbe interview ! Une femme avec des valeurs fortes et une volonté de porter des jeunes femmes loin que ce soit sur le plan personnel et professionnel ! Une fierté de travailler à tes côtés Sophie !
Bravo aux équipes pour ce bel article !
Merci de m’avoir reçu chaleureusement
À bientôt